Le sexisme et le racisme toujours présents dans le monde du travail

Le 11e baromètre du Défenseur des droits, publié récemment, révèle les résultats d’une étude sur les discriminations au travail. Il apparaît que les attitudes discriminatoires au travail sont toujours fréquentes et que les propos et comportements sexistes ou racistes sont les plus courants. Les femmes perçues comme non blanches, de 18 à 44 ans, sont les plus concernées.

Toutes les catégories socioprofessionnelles sont touchées par les discriminations

Le phénomène est généralisé. Le baromètre ne constate en effet pas de différences sensibles d’exposition à ces discriminations selon les catégories socioprofessionnelles, les secteurs d’activité ou entre public et privé.

Sur un échantillon représentatif de 5 000 personnes, un quart d’entre elles déclarent avoir subi des propos ou comportements stigmatisants au cours des cinq dernières années. Ces attitudes hostiles sont rapportées comme très fréquentes dans 5% des cas et peu fréquentes dans 20% des situations.

Le sexisme et le racisme sont les discriminations les plus fréquentes en milieu professionnel

Certaines attitudes sont plus fréquentes que d’autres : les propos et comportements liés au sexisme ou au racisme. Ainsi, 14% des personnes interrogées déclarent avoir été confrontées au moins une fois à des propos ou comportements sexistes dans les cinq dernières années, 9% à des propos ou comportements racistes. Les propos ou comportements liés au handicap sont mentionnés par 5% des personnes interrogées, ceux liés à la religion par 5% également, et ceux assimilables à l’homophobie par 3%. Mais cette exposition varie beaucoup en fonction des caractéristiques des personnes interrogées.

Une exposition hétérogène aux discriminations selon les profils

33% des personnes perçues comme non-blanches rapportent des attitudes racistes, contre seulement 6% de celles perçues comme blanches. 24% des personnes homosexuelles ou bisexuelles déclarent des attitudes homophobes, contre seulement 2% des personnes hétérosexuelles. Les proportions sont similaires pour les femmes et les propos sexistes ou pour les personnes musulmanes et les propos en lien avec la religion. Ces disparités illustrent le fait que les propos et comportements discriminatoires agissent comme un mécanisme de dévaluation auprès de personnes considérées comme éloignées de la norme majoritaire.

Néanmoins, les catégories présentées ci-dessus ne sont pas homogènes. De nouveaux écarts apparaissent en effet lorsqu’on les croise avec des informations sociodémographiques. Par exemple, une analyse du groupe des femmes révèle que le fait d’être perçue comme blanche, hétérosexuelle, en bonne santé, âgée de 45 à 54 ans, divise par huit la probabilité de rapporter des propos ou comportements racistes dans le contexte professionnel.

Consultez le 11e baromètre du Défenseur des droits ici et la fiche pratique à destination des employeuses et des employeurs ici.

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