Comparer les différentes aides au recrutement en alternance

La formation en alternance est un moyen pour l’employeur de répondre à ses besoins de recrutement de salariés qualifiés. Elle permet à l’apprenti de s’intégrer facilement au sein de l’entreprise.

Les entreprises qui recrutent en alternance bénéficient de plusieurs aides et exonérations qui viennent diminuer les coûts de recrutement. Cet ensemble d’aides et d’exonérations dépend de la nature du contrat conclu en apprentissage ou en professionnalisation.

Récapitulatif des aides selon le type de contrat

La nature et le montant des aides pour l’employeur dépendent de la taille de l’entreprise et du profil de l’apprenti.

Pour bénéficier des aides, le décompte de l’effectif se fait au titre de l’année civile qui précède la date de conclusion du contrat.

Aides pour l’employeur d’un alternant en contrat d’apprentissage

Aides Entreprises bénéficiaires Montants
Déductions fiscales de la taxe d’apprentissage TOUTES
Aide unique à l’apprentissage – 250 salariés Jusqu’à 7325€ sur 3 ans
Aide exceptionnelle 2026 au recrutement d’un apprenti TOUTES De 750€ à 5000€ sur 1 an
Aide exceptionnelle 2026 au recrutement d’un apprenti handicapé TOUTES 6000€ sur 1 an
Aides Agefiph à l’embauche d’un travailleur handicapé TOUTES 3000€ maximum

Aides pour l’employeur d’un alternant en contrat de professionnalisation

Aides Entreprises bénéficiaires Montants
Déductions fiscales de la taxe d’apprentissage TOUTES
Aide forfaitaire Pôle emploi pour les 26 ans et + TOUTES 2000€ maximum
Aide à l’embauche des demandeurs d’emploi de 45 ans et + TOUTES 2000€ maximum (cumulable)
Aides à l’embauche d’un travailleur handicapé TOUTES 3000€ maximum

 

Détails des aides au recrutement en alternance

L’aide unique à l’apprentissage

L’aide unique à l’apprentissage est un dispositif réservé aux entreprises de moins de 250 salariés recrutant un apprenti préparant un diplôme ou un titre à finalité professionnelle de niveau baccalauréat (niveau IV) ou inférieur.

Cette aide est attribuée pendant toute la durée du contrat et son montant maximal est fixé à :

  • 6 000 € pour la première année d’exécution du contrat ;
  • 2 000 € pour la deuxième année ;
  • 1 200 € pour la troisième année.

Lorsque le contrat d’apprentissage est conclu pour une durée supérieure à trois ans, le montant prévu pour la troisième année est également applicable à la quatrième année.

L’aide unique est versée mensuellement par l’Agence de services et de paiement (ASP), avant le versement de la rémunération de l’apprenti.

 

Aide exceptionnelle au recrutement d’un apprenti en 2026

Les employeurs qui recrutent un salarié en contrat d’apprentissage à compter du 08 mars 2026 (et débutant avant le 01 janvier 2027) peuvent bénéficier d’une aide financière de l’État destinée à soutenir le développement de l’alternance.

Cette aide est accordée pour la première année d’exécution du contrat d’apprentissage. Elle concerne les contrats préparant un diplôme ou un titre professionnel jusqu’au niveau 7 du Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), soit jusqu’au niveau Master (bac + 5).

varie en fonction de la taille de l’entreprise mais surtout du niveau du diplôme ou titre visé par le contrat d’apprentissage.

Les conditions d’obtention de l’aide exceptionnelle 2026 pour les employeurs d’apprentis sont les suivantes :

Aide apprentissage 2026 Formation jusqu’au bac Formation bac+2 Formation bac+3 et sup.
Entreprises – de 250 salariés 5 000€ 4 500 € 2 000 €
Entreprises de 250 salariés et + 2 000 € 1 500 € 750 €

Le montant de l’aide au recrutement d’un apprenti en situation de handicap est fixé à 6 000 € pour la 1ere année du contrat,quels que soient la taille de l’entreprise ou le niveau d’études préparé par l’apprenti.

L’aide est versée automatiquement par l’Agence de services et de paiement (ASP) après transmission du contrat d’apprentissage par l’employeur et son enregistrement par l’opérateur de compétences (OPCO).

 

L’aide forfaitaire de Pôle emploi des demandeurs d’emploi de plus de 26 ans

Il s’agit d’une aide versée par Pôle Emploi en faveur des entreprises qui recrutent en contrat de professionnalisation. Elle permet de faciliter le retour à l’emploi ou l’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi de 26 ans et plus. Cette aide est plafonnée à 2000€ et versée en deux fois obligatoirement durant la période d’exécution du contrat.

Les entreprises qui souhaitent bénéficier de cette aide doivent :

  • embaucher un demandeur d’emploi de plus de 26 ans en CDD (Contrat à durée déterminée) ou en CDI (Contrat à durée indéterminée)
  • ne pas avoir effectué un licenciement économique sur le poste à pourvoir dans une période de 6 mois avant l’embauche
  • effectuer la demande d’aide au plus tard dans les 3 mois qui suivent la date de début de l’exécution du contrat

L’aide à l’embauche des demandeurs d’emploi de plus de 45 ans

C’est un dispositif d’aide mis en place par Pôle Emploi en soutien au contrat de professionnalisation. Elle permet d’inciter les entreprises à embaucher des demandeurs d’emploi de plus de 45 ans en contrat de professionnalisation. Cette aide, d’un montant plafonné à 2000€,  est versée en  deux fois. Pour cela, le contrat doit être en cours d’exécution au 10ème mois prévu. Si le contrat est exécuté à temps partiel, l’aide est proratisée suivant le temps d’exécution du contrat.

Pour bénéficier de cette aide, les entreprises doivent :

  • embaucher un demandeur d’emploi de plus de 45 ans en CDD (Contrat à durée déterminée) ou en CDI (Contrat à durée indéterminée)
  • ne pas avoir effectué un licenciement économique sur le poste à pourvoir dans une période de 6 mois avant l’embauche
  • demander l’aide au plus tard dans les 3 mois qui succèdent à la date de début de l’exécution du contrat

En outre, le demandeur d’emploi ne doit pas avoir fait partie de l’effectif de l’entreprise pendant les 6 mois qui précèdent la date de début de l’exécution du contrat. L’aide est cumulable avec l’aide forfaitaire de Pôle Emploi en faveur des demandeurs d’emploi de plus de 26 ans. Elle peut aussi être cumulée avec les exonérations de charges sociales.

 

L’aide à l’embauche en alternance d’un travailleur handicapé

Les employeurs recrutant un travailleur en situation de handicap (RQTH) dans le cadre d’un contrat d’apprentissage ou d’un contrat de professionnalisation peuvent bénéficier d’aides spécifiques versées par l’Agefiph.

Ces aides sont ouvertes à toute entreprise qui recrute un alternant handicapé pour une durée minimum de 6 mois et dont la durée hebdomadaire de travail est au moins égale à 24 heures (sauf dérogation légale ou conventionnelle).

Le montant de l’aide financière pour l’employeur est proratisée en fonction de la durée du contrat de travail, à compter du 6ème mois de son exécution. En contrat d’apprentissage comme en contrat de professionnalisation, son montant s’élève de 500€ pour un contrat en CDD de 6 mois et à 3000 € pour un contrat à durée indéterminé (CDI).

Ces aides peuvent être cumulées avec les autres dispositifs de soutien à l’alternance mis en place par l’État.

 

Les déductions fiscales liées à la taxe d’apprentissage

Trois types de déductions fiscales peuvent s’effectuer sur la taxe d’apprentissage : les frais de stage, le « bonus alternants » et les dons en nature.

Les frais de stage en entreprise

Les frais journaliers de stage déductibles sont plafonnés à 3% du montant total de la taxe professionnelle.  Ils sont fixés à 25€ pour la catégorie A (formation de niveaux  III, IV et V) et 36€ pour la catégorie B (formation de niveaux I et II).

Le « bonus alternants »

C’est un dispositif mis en place afin d’encourager l’alternance  car il concerne les 2 types de contrat (apprentissage et professionnalisation). Il est destiné uniquement aux grandes entreprises (entreprises de plus de 250 salariés) avec un taux d’apprentissage de plus de 5%.

Le montant du « bonus alternant » est calculé en fonction du bordereau de collecte et minoré de la partie hors quota (hors apprentissage). La répartition par catégorie de formation ne s’applique pas dans ce calcul.

Les dons en nature

Ils sont déduits de la taxe professionnelle due par l’entreprise pour la fraction hors quota.