Que vont devenir les emplois aidés en 2018?

Alors que les députés avaient voté début novembre à l’assemblée nationale une baisse du budget de la mission « Travail et emploi » et donc la réduction du nombre de contrats aidés, le Premier ministre a annoncé que le nombre d’emplois aidés financés par le gouvernement serait finalement limité à 200 000 contrats pour l’année 2018.

Le dispositif, qui s’adresse aux publics les plus éloignés du marché du travail (demandeurs d’emploi de longue durée, jeunes en grande difficultés…), devrait désormais être réservé au secteur non-marchand et cibler uniquement certaines activités.

Une réduction déjà en marche

Depuis l’année 2015, le nombre d’emplois aidés n’a cessé de diminuer (519 000 en 2015, 459 000 en 2016, 320 000 en 2017) et l’année 2018 confirme cette tendance puisque qu’il va encore être réduit de 30%, selon une décision du gouvernement.

Contrats uniques d’insertion, contrat d’accompagnement dans l’emploi, contrats initiative emploi u encore emplois d’avenir… ces dispositifs sont souvent critiqués pour leur coût élevé et leur inefficacité, pesant que le budget de l’État sans parvenir à se montrer utiles en termes d’emploi et d’insertion professionnelle. C’est en tout cas l’avis du Premier ministre et de la ministre du travail.

Les acteurs du secteur non-marchand sont quant à eux d’avis que le dispositif gagnerait à être reformé tout en refusant toute allusion à sa suppression. Ainsi, ils n’ont pas manqué de s’alarmer du fait que le gouvernement n’ait pas effectué de concertation avec les employeurs associatifs et les collectivités locales avant sa prise de décision.

Les conséquences de leur réduction sont en effet multiples : fragilisation des secteurs où leur utilisation est fréquente, mise à mal du parcours d’insertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi usant de ce dispositif pour leur réintégration au sein du marché du travail. Il peut également y avoir des conséquences du côté du secteur de l’insertion par l’activité économique.

Le gouvernement veut cibler l’urgence sociale

Afin de calmer les esprits, le gouvernement a tenu à apporter quelques éclaircissements. Ainsi, il apparaît que les 200 000 emplois aidés prévus pour l’année prochaine vont être dédiés de manière exclusive au secteur non marchand, plus particulièrement l’urgence sanitaire et sociale, pour suivre de près des enfants en situation de handicap en milieu scolaire, à l’outre-mer ainsi qu’aux communes rurales.

Ainsi, il se pourrait que les secteurs culturels, sportifs et du lien social n’y aient plus accès. Par ailleurs, les emplois aidés seront dédiés uniquement aux jeunes en insertion et aux chômeurs de longue durée, le gouvernement désirant s’appuyer sur les chantiers et entreprises d’insertion.

De plus, les personnes sous contrats aidés devront désormais obligatoirement suivre une formation, selon Edouard Philippe. La mobilisation des fonds du Plan d’Investissement dans les compétences pourrait être requise, notamment pour les formations qualifiantes et les formations pour l’obtention des compétences de base.

Enfin, les aides de l’État ne vont plus représenter que la moitié du coût de l’emploi, contre 75% à l’heure actuelle. A noter qu’une mission sur les emplois aidés a été confiée par la ministre du Travail au président du Groupe SOS, une organisation française spécialisée dans l’action sociale qui regroupe des entreprises et des associations et dont les conclusions devraient être connues d’ici la fin de cette année.

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